Anciens volontaires au sein de la Ligue, ils témoignent

photo Ophélie

La Ligue de l’enseignement est, depuis la mise en œuvre du Service civique, l’un des principaux organismes d’accueil de volontaires en Service civique. Depuis 2010, des milliers de jeunes ont pu s’engager au sein du réseau. Ils ont ainsi pour beaucoup découvert le monde associatif, mais aussi acquis des compétences, professionnelles, personnelles… Une expérience appréciée qu’ils reconnaissent et valorisent toujours plusieurs années plus tard.

« J’ai beaucoup développé mon réseau » Ophélie, ancienne volontaire à la Ligue de l’Eure

Avant mon Service civique, le monde associatif était quelque chose de très mystérieux pour moi, je ne connaissais pas du tout”. En 2011, Ophélie Bouin termine son Master Communication-Edition : “A l’époque je voulais devenir journaliste, mais je n’avais pas très envie de me lancer dans le monde du travail” explique l’ancienne volontaire. Elle découvre alors le dispositif du Service civique, lancé récemment, et devient pendant 6 mois volontaire à la Ligue de l’Eure, en tant que web-reporter. Elle réalise des reportages vidéo sur les associations affiliées. “Grâce à mon Service civique, j’ai rencontré pas mal de monde et j’ai beaucoup développé mon réseau. Après ma mission, j’ai commencé à écrire des articles comme correspondante de presse locale, puis j’ai fait quelques remplacements dans des rédactions. Ce n’était pas du tout calculé, mais ce volontariat a été une porte d’entrée”. Trois ans après son Service civique, Ophélie décide de nouveau de s’engager comme volontaire, mais cette fois en dehors du territoire national. “Je suis partie en Hongrie faire un Service Volontaire Européen avec le CRIJ, le Centre Régional Information Jeunesse. Je faisais des petits reportages sur le marché du travail en Europe”. Après son retour en France, la jeune femme reprend sa carrière de journaliste, mais s’interroge sur les suites à donner à son projet professionnel. “J’ai découvert le monde associatif grâce à mon Service civique à la Ligue et j’ai attrapé le virus !” confie Ophélie. “Alors quand on m’a proposé un poste d’animatrice-informatrice au CRIJ, j’ai très vite accepté. Depuis quelques temps, j’ai une volontaire en Service civique, et j’ai vraiment l’impression de boucler la boucle !”.

« J’ai l’impression de poursuivre mon engagement au travers de mon métier » Valentine, ancienne volontaire à la Ligue de la Marne

De son côté, Valentine Stevenin s’est engagée dans une mission de Service civique “à moitié par nécessité parce que le monde du travail me restait fermé, et à moitié parce que j’avais envie de m’engager, de découvrir le monde associatif”. Volontaire à la Ligue de la Marne, elle développait des activités culturelles dans une bibliothèque rurale. “C’est là que j’ai appris à mobiliser mes compétences et à les transmettre. Dans la même journée, je devais m’adresser à des enfants de maternelle, puis à des élèves en élémentaire et je terminais ma journée avec un atelier informatique pour des personnes âgées. Ça m’a appris à  adapter mon discours et à transmettre”. C’est à la Ligue que Valentine découvre l’engagement associatif, et décide, l’été suivant d’être volontaire sur un chantier de restauration du patrimoine. ” Aujourd’hui mon activité associative est un peu en pause, mais j’ai l’impression de poursuivre mon engagement au travers de mon métier” conclut celle qui désormais est professeure de FLE (Français Langue Étrangère).

« Mon Service civique m’a donné les clés nécessaires à la suite de mon parcours », Clément, ancien volontaire au Stade Toulousain Rugby Handisport

L’engagement associatif, Clément Trézeux l’a découvert quelques années avant son Service civique au Stade Toulousain Rugby Handisport. “J’étais déjà bénévole dans l’association, j’accompagnais des personnes en situation de handicap, mais je souhaitais m’investir encore plus” explique Clément. Pendant 6 mois, il accompagne alors les joueurs dans la pratique du handisport, mais développe également des ateliers de sensibilisation dans les centres de loisirs autour du handicap. “Mon Service civique a été un tremplin professionnel, m’a donné les clés nécessaires à la suite de mon parcours” témoigne l’ancien volontaire. “Cela m’a permis de développer mon réseau, bien sûr, mais j’ai surtout appris à créer des modules sur le handicap, développer le côté ludique de la sensibilisation au handicap, s’exprimer en public, trouver les bons mots et les bons supports… Toutes ces compétences acquises pendant mon volontariat me servent dans mon activité professionnelle”. Un engagement et des acquis qui lui ont permis, quelques années plus tard, de devenir directeur de la même association où il était volontaire.