« La Ligue m’a apporté une plus grande ouverture d’esprit »

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Zoé Thomas, 21 ans, est volontaire D-Codeur au sein de la Ligue de l’enseignement 42. En tant qu’ambassadrice du numérique éducatif, elle a réalisé plusieurs outils pédagogiques et a aussi participé à la dernière édition du Salon de l’éducation, en novembre dernier.

Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?
J’ai 21 ans et j’habite à Saint-Etienne. Après un bac ES (économique et social), j’ai fait une année de mise à niveau en Arts appliqués pour faire un BTS Design graphique. J’aime tout ce qui touche au numérique. Sinon, j’ai fait 10 ans de théâtre et du cirque pendant cinq ans.

Qu’est-ce qui vous a motivé à vous engager dans une mission de service civique ?
Je me suis interrogée à l’issue du BTS, que j’ai obtenu en 2018. J’ai toujours aimé le numérique, mais j’ai aussi passé mon BAFA et travaillé avec des enfants : je voulais pouvoir allier les deux. Une amie m’a parlé du service civique. J’ai appelé la Ligue de l’enseignement de la Loire, qui m’a invitée à une réunion d’information. J’ai été séduite par la notion d’engagement.

Connaissiez-vous la Ligue de l’enseignement avant cette mission ?
Ma grand-mère faisait partie d’une amicale laïque à Saint-Etienne qui était en lien étroit avec la Ligue. Je savais qu’elle était très active sur le territoire et au sein du tissu associatif local. Lorsque j’ai décidé de faire un service civique, je me suis donc tournée vers elle. J’ai postulé à deux offres en ciblant en priorité celle-ci. Deux semaines après l’entretien, j’ai eu une réponse positive.

Présentez-nous votre mission.
J’ai commencé en octobre 2018. Ma mission dure huit mois et découle d’un programme national de la Ligue visant à favoriser l’éducation au et par le numérique. Ca consiste à lutter contre l’exclusion numérique par la mise en place d’activités pour les jeunes et seniors. J’ai attaqué avec les matinées D-clics et D-code, un outil d’accompagnement à la scolarité. J’ai créé un livret éducatif sur la robotique à destination des animateurs socio-éducatifs. J’ai aussi participé au Salon de l’éducation (Educatec-Educatice) à Paris, avec quinze autres volontaires numérique de la Ligue. C’était génial de pouvoir partager nos expériences respectives.

Plus globalement, que représente votre volontariat pour vous ?
C’est d’abord un réseau, car je rencontre chaque jour des acteurs de mon domaine. Un début de vie professionnelle aussi, qui me conforte dans l’idée que je veux travailler à la fois dans le numérique et l’animation. J’en repartirai plus motivée et convaincue que c’est dans cette voie que je veux continuer.

Justement, que souhaitez-vous faire après votre mission ?
J’aimerais reprendre mes études : je pense faire une licence professionnelle Métiers de l’animation sociale, socio-éducative et socio-culturelle à Montpellier. J’ai été mise en contact avec une ancienne lauréate de l’Institut qui a préparé ce diplôme et a répondu à toutes mes questions.

Souhaitez-vous poursuivre votre engagement au sein d’une association ?
J’aimerais aider des jeunes qui passeront eux aussi par l’Institut, notamment par le biais du système de parrainage. Autrement, je fais toujours partie de l’association de théâtre, où je suis bénévole. Après avoir donné des cours aux enfants pendant longtemps, je m’implique à présent en réalisant des affiches pour leurs événements. Si je vais à Montpellier l’an prochain, je songe à m’engager auprès d’autres associations.

Que vous a apporté la Ligue de l’enseignement durant votre mission ?
Elle m’a permis de m’interroger sur la notion d’engagement et m’a donné envie de faire partie d’une société où l’on se sent utile. Ça m’a apporté une grande ouverture d’esprit. Découvrir est le mot qui résume bien cette aventure. Enfin, grâce aux rassemblements de volontaires organisés par la Ligue, j’ai pu tisser des liens avec plein de jeunes de mon âge.

Pourquoi avoir postulé à l’Institut de l’engagement ?
J’ai postulé à la filière formation car ça s’inscrivait dans ma réflexion de projet d’avenir. C’est une aide précieuse : l’Institut permet d’avoir un interlocuteur en charge de notre dossier, de faire le point et de bénéficier de leur carnet d’adresses. Ma chargée d’accompagnement m’envoie des offres de formation correspondant à mon profil, revoit mes candidatures et met en valeur mon parcours.