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« La pratique sportive permet de créer du lien et de gagner confiance en soi »

logan

À 16 ans, Logan Macon décide d’arrêter sa scolarité pour se spécialiser dans le sport et faire de sa passion un métier. Après un service civique à l’Ufolep de la Ligue de l’enseignement de l’Yonne qui le conforte dans ce choix, il s’oriente vers une formation d’éducateur sportif.

Sa détermination contraste avec son jeune âge. Dans le salon de son appartement dijonnais, Logan Macon se détend entre deux cours de sa formation au Creps* de Dijon. A 18 ans, le sport, la musique et les mangas envahissent ses journées. « J’ai de qui tenir, mes parents sont tous deux musiciens amateurs », lance-t-il fièrement. Son père est agent de maintenance dans une maison de retraite, sa mère référente régionale des services civiques à la Ligue de l’enseignement 89. « On pourrait croire que c’est elle qui m’a poussé à faire du volontariat, sourit Logan. En réalité, c’est moi qui l’ai sollicitée. »

La pratique du sport pour gagner confiance en soi
Originaire d’Auxerre où il grandit, il pratique le sport dès l’âge de quatre ans, du football à la natation, en passant par le parkour et le BMX. Une douzaine d’activités au total, qui lui permettent de développer sa passion et le poussent à prendre une décision radicale au lycée. « Je n’aimais pas tellement les cours. J’étais loin d’être mauvais mais je n’étais pas fait pour rester assis sur une chaise. » Une semaine après la rentrée en classe de première, il choisit d’arrêter sa scolarité. Il a 16 ans et s’est déjà renseigné : une formation existe, il peut obtenir une dérogation pour l’intégrer à ses 17 ans. Sa mère, « compréhensive et ouverte d’esprit », le soutient dans sa démarche. « C’est là que je lui ai demandé si un service civique dans le sport était proposé par la Ligue », se souvient Logan. Il rejoint l’Ufolep, qui propose justement une mission.

Dès septembre 2017 et pendant onze mois, le volontaire est intégré à l’équipe de la structure associative et intervient sur des événements à la fois réguliers et ponctuels, entre rencontres sportives, initiations découverte et interventions à l’école de la deuxième chance de Joigny. « J’étais confronté à tous les publics, se réjouit-il. J’aidais l’éducateur à animer les séances de baby gym à l’AJ Auxerre, où j’assurais les échauffements, la co-animation des ateliers de gymnastique et le matériel. » À l’école de la deuxième chance, il aide des jeunes âgés de 16 à 30 ans à se réinsérer dans la société. Il en est convaincu : la pratique sportive permet de créer du lien et de gagner confiance en soi.

« Le volontariat est un engagement auprès des autres »
Qu’il s’agisse des tout-petits, des seniors ou des personnes à mobilité réduite, que le passionné accompagne avec un éducateur lors d’ateliers de motricité, Logan arrive à créer une « cohésion de groupe ». Il est apprécié pour son sourire et sa jovialité, qu’il communique à ceux qui l’entourent. Ses collègues le guident durant sa mission, lui apprenant tous les aspects du métier. « Le volontariat est un engagement auprès des autres, on a la sensation d’être utile. Cette mission m’a conforté dans mon choix professionnel et m’a montré à quel point j’étais polyvalent. » La Ligue de l’enseignement, toujours à l’écoute, lui apporte un encadrement et lui montre « une route à suivre ».

Il bénéficie de plusieurs de ses formations, dont une pour apprendre à s’exprimer en public. À l’issue de son service civique, Logan reste bénévole à l’Ufolep durant un an. Aujourd’hui inscrit en première année de BP Jeps** en alternance à Dijon, il est bénévole pour l’Indépendante de Chenôve, un club de gymnastique qu’il aide dans l’organisation des compétitions. D’ici quelques années, il se voit éducateur sportif spécialisé dans le BMX ou le parkour, donnant des cours de pratique dans un gymnase ou un skate parc. Parcours atypique et motivation hors pair, Logan en inspire déjà plus d’un. Son petit frère est volontaire à l’Ufolep depuis la rentrée. « Je lui ai filé des conseils et des contacts. Il ne s’en sort pas trop mal, mes anciens collègues me charrient en me disant qu’il est meilleur que moi », lâche-t-il dans un éclat de rire.

* Creps : Centre de Ressources, d’Expertise et de Performance Sportive.

** BP Jeps : brevet professionnel de la Jeunesse, de l’éducation populaire et du sport.