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« L’engagement citoyen : un formidable moyen de s’épanouir pour les jeunes »

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Partie en mission de volontariat pendant 2 ans à Madagascar, Adèle encourage les jeunes à vivre, comme elle, une telle expérience d’ouverture sur le monde et sur les autres. Une façon de se sentir vraiment utile à la société, et de répondre aux enjeux actuels en « faisant partie des solutions ».

Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?
J’ai 26 ans et suis titulaire d’un Master en management interculturel, communication et événementiel. Je travaille depuis septembre 2020 pour le Réseau Bourgogne Franche-Comté International, une association qui fédère 130 associations, collectivités, entreprises et institutions pour renforcer l’efficacité des actions de coopération et de solidarité internationale menées sur le territoire régional.

J’anime notamment le dispositif des « Tandems Solidaires », qui met en lien des associations et des établissements scolaires pour construire des projets d’éducation à la citoyenneté mondiale. Cela représente, sur la région, 60 binômes associations/établissements scolaires engagés sur des projets pédagogiques d’ouverture au monde.

Comment avez-vous découvert la solidarité internationale et pourquoi vous y être engagée ?
J’ai vécu ma première expérience d’engagement un peu par hasard, à l’occasion d’un stage au sein du réseau Cotravaux, en 2015, pendant mes études. Après mon diplôme, j’ai souhaité me rapprocher du secteur de la solidarité internationale. J’ai donc réalisé un service civique, en 2017, au Réseau Bourgogne Franche-Comté international (où je travaille actuellement). J’avais pour mission de conduire une étude sur le service civique à l’international, afin de développer ce type d’engagement dans la région. Cette mission m’a permis de mieux comprendre le domaine de la solidarité internationale, et m’a donné envie de m’engager à l’étranger. J’ai donc candidaté à une offre de volontariat de solidarité internationale à Madagascar.

En quoi a consisté cette mission à Madagascar ?
De 2018 à 2020, j’étais engagée auprès de l’Espace Volontariats Madagascar, qui accueille, forme et conseille tous les acteurs du volontariat dans le pays. Ma mission consistait à valoriser le travail des volontaires, leurs missions et leurs parcours, mais aussi à accompagner les jeunes engagés sur des chantiers de solidarité durant l’été : j’échangeais avec eux avant leur mission, pour les aider à préparer leur venue (conseils logistiques, sécuritaires, sanitaires). Nous organisions, à leur arrivée, une séance d’initiation à l’interculturalité et je leur rendais visite pendant leurs missions pour m’assurer de leur bon déroulement.

Que vous ont apporté ces expériences d’engagement ?
Elles m’ont permis de découvrir d’autres cultures et  de développer une ouverture d’esprit. Une telle expérience permet de se sentir utile à la société. J’ai trouvé très enrichissant de voir d’autres jeunes faire du volontariat, car l’engagement citoyen est un formidable moyen pour les jeunes de s’épanouir et de répondre aux enjeux actuels en « faisant partie des solutions ».

Avez-vous rencontré des difficultés lors de ces expériences ?
La principale a été la crise de la Covid en début d’année alors que j’étais à Antananarivo, la capitale de Madagascar. J’ai dû poursuivre ma mission en télétravail durant 6 mois. J’ai rencontré la même difficulté que beaucoup de volontaires, qui ont eu du mal à adapter leurs missions à la crise sanitaire. On s’engage avant tout pour être utile… et cette situation a posé de nombreuses limites à notre engagement.

Poursuivez-vous votre engagement aujourd’hui ? Sous quelle forme ?
Je le poursuis à travers mon poste au sein du réseau Bourgogne Franche-Comté international. Après mon volontariat, j’ai souhaité revenir dans ma région pour contribuer à développer le lien entre l’international et le local. Ayant accompagné des volontaires déjà engagés sur le terrain, je m’investis désormais pour l’éducation à la citoyenneté mondiale, afin d’encourager l’ouverture au monde des jeunes… avant leur départ à l’étranger !

 

Ce portrait est réalisé dans le cadre du programme « Jeunes solidaires sans frontières » porté par la Ligue de l’enseignement et ses partenaires (Solidarité Laïque, France Volontaires, Engagé.e.s & Déterminé.e.s, le Réseau national des Juniors Associations et Animafac), et soutenu par l’Agence française de développement. Plus d’informations dans le kit pédagogique du programme