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Les routes de l’esclavage, série télé à découvrir, pour en débattre (Paris en mai)

Prochainement-sur-ARTE-Les-routes-de-l-esclavage[1]

Un film de Daniel Cattier, Juan Gélas, Fanny Glissant

Une collection documentaire en 4 épisodes :
Épisode 1 | 476 -1375 : Au-delà du désert
Épisode 2 | 1375-1620 : Pour tout l’or du monde
Épisode 3 | 1620-1789 : Du sucre à la révolte
Épisode 4 | 1789-1888 : Les nouvelles frontières de l’esclavage

L’histoire de l’esclavage n’a pas commencé dans les champs de coton. C’est une tragédie beaucoup plus ancienne qui se joue depuis l’aube de l’humanité. Pour la première fois, cette série retrace l’histoire des traites négrières du VIIe au XIXe siècle. Récit d’un monde où la traite des esclaves a dessiné ses territoires et ses propres frontières. Un monde où la violence, la domination et le profit ont imposé leurs routes.

ARTE diffuse, le 1er mai à 20h50, «Les routes de l’esclavage», réalisé par Daniel Cattier, Juan Gélas, et Fanny Glissant, lors  d’une soirée spéciale avec la diffusion des 4 épisodes de la série pour raconter sans détours l’origine et l’explosion mondiale de ce phénomène qui consiste à posséder l’autre.

L’esclavage a ses clichés, ses histoires. Il a aussi ce que l’on ne sait pas, ce qui se cache derrière les apparences et que l’on situerait presque systématiquement à l’époque d’ «Autant en emporte le vent».

Serait-ce seulement l’Amérique des champs de coton dans lesquels le gospel faisait entendre sa religion de la foi en l’Homme et de la résistance contre les fers de la soumission?

La dépendance autoritaire prend en réalité plusieurs formes pour s’exercer sous plusieurs latitudes. Elle n’est pas unique, ni réservée à quelques royaumes où les princes de l’asservissement font régner leurs lois.

« Les routes de l’esclavage » croisent celles des intérêts économiques, des dictateurs de la condition humaine misérable, des chasseurs et chercheurs de pouvoir absolu… Les gourous des systèmes humiliants sont légions. Ils forment en quelques sortes, d’un territoire à l’autre, une armée organisée qui se sert des Hommes pour atteindre ses fins, au prix de la vie de ceux qu’ils achètent.

Sur les routes du temps, l’esclavage est cette tragédie qui répète le même scénario entre les chaines et les coups, entre l’exploitation des autres et la soumission.

A chaque fois, la question est la même : au nom de quel droit, la liberté des hommes et des femmes de bonne volonté – qui sont en paix avec eux-mêmes – doit-elle-être enfermée dans les prisons d’un cauchemar?

POUR EN DEBATTRE AUSSI, UN CYCLE ORGANISE PAR LA LIGUE DE PARIS