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« Mon service civique en milieu rural permet de créer du lien social »

Photo Amandine - ITW5

Depuis le mois de septembre, Amandine Leroy est en service civique au centre social Cap Génération, à Châtillon (69). La jeune femme de 20 ans intervient sur le secteur adultes-familles et travaille à la création de projets communs.

Qu’est-ce-qui vous a motivé à vous engager dans une mission de service civique ?
Il y a deux ans, après mon bac STMG, j’ai poursuivi par un BTS assistante de gestion PME/PMI. Mais je n’aimais pas trop cette formation. Je ne me voyais pas dans un emploi où je devrais passer mes journées assise dans un bureau. Quand j’ai eu fini mon BTS, j’ai eu envie de faire autre chose. En parallèle des cours, j’avais passé le BAFA. Le travail social m’intéressait, j’avais envie d’être utile et de rendre service. La mission de service civique me semblait l’occasion de découvrir ce milieu professionnel.

Comment avez-vous connu le service civique ?
Ma cousine avait déjà fait un service civique à Cap Génération, et elle m’en avait beaucoup parlé. Je me suis alors renseignée sur le dispositif. Je me suis dit que c’était une bonne façon de faire autre chose après mon BTS.

En quoi consiste votre mission ?
J’ai débuté une mission de 8 mois au sein du centre social Cap Génération. J’interviens essentiellement sur le secteur famille, et de temps en temps sur le secteur jeunesse quand il y a besoin d’aide. J’organise des ateliers à destination des familles qui viennent au centre. Nous faisons de la cuisine, des activités manuelles, des travaux autour de la mémoire… C’est moi qui prépare et crée les ateliers, et, dans la plupart des cas, je les anime aussi. L’objectif est de créer du lien avec les participants. Pour cela, j’organise aussi des temps conviviaux et des rencontres avec les familles et habitants pour les encourager à participer aux activités de Cap Génération. Il y a aussi tout un travail autour de la valorisation auprès du public sur les projets du secteur. Ce n’est pas du tout le même public que j’avais côtoyé jusqu’à présent avec le BAFA. Ce ne sont pas les mêmes liens, ni les mêmes activités, mais c’est très intéressant.

En quoi votre mission a-t-elle permis de créer du lien entre les habitants en milieu rural ?
L’association est dans une petite commune de 2 000 habitants. Justement, cela favorise le lien social entre les habitants. Des ateliers sont organisés chaque semaine, et beaucoup d’adhérents et de bénévoles passent au centre social. Il se crée beaucoup de relations par ces rencontres, et le bouche à oreille fonctionne très bien dans les villages. Au niveau de la communauté de communes, nous communiquons beaucoup sur Cap Génération pour mobiliser un maximum de personnes. Et les habitants en ont très envie. L’épicerie solidaire reçoit par exemple beaucoup de dons. De mon côté, après quelques semaines de mission seulement, j’avais l’impression de connaître les adhérents depuis toujours !

Plus globalement, que représente votre volontariat pour vous ? Vous a-t-il éclairé sur ce que vous souhaitez faire plus tard ?
Le partage, l’entraide et la bonne humeur caractérisent, pour moi, cette mission en service civique. J’ai beaucoup d’échanges avec les adhérents, c’est très enrichissant. Ça m’aide à me projeter pour la suite et prendre conscience de ce que j’aime. Ça me conforte dans l’idée que mon BTS ne me convenait pas. Je pense qu’à l’issue de ma mission, soit je reprendrais des études dans le milieu social, soit je chercherais directement un emploi dans le secteur. Ce n’est pas encore très clair, mais pour l’instant, ce que je fais dans ma mission m’intéresse.

Souhaitez-vous poursuivre votre engagement au sein d’une association ? Avez-vous des projets associatifs ?
Je n’avais jamais été dans une association avant ma mission en service civique. Pendant mes études, j’étais en ville et n’avais pas cherché à m’engager. Mais certains membres de ma famille sont dans des associations, et je me dis que c’est une bonne idée pour occuper mon temps libre. Je n’ai pas de projet précis, mais j’aimerais être bénévole au Restau du Cœur par exemple, ou alors dans une association où je peux me rendre utile à d’autres personnes.

Que vous a apporté la Ligue de l’enseignement durant votre mission ?
Je me sens bien accompagnée et suivie par la Ligue de l’enseignement. Au bout d’un mois de mission, j’aurais la visite de ma tutrice de la fédération pour échanger sur mon service civique, voir si je me sens bien, si tout se déroule bien. Puis elle reviendra à la moitié de ma mission, et à la fin. Entre temps, nous échangeons par mail dès que j’ai besoin, si j’ai des questions, et elle est disponible si je rencontre un problème. Grâce à la Ligue, je vais également pouvoir me former aux premiers secours avec le PCS1. Plus généralement, ce service civique et la Ligue de l’enseignement me permettent de beaucoup apprendre, de faire de nombreuses rencontres mais aussi de me créer un réseau, professionnel et même personnel !

Merci Amandine

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Contact :

Eléonore Tranchant – Chargée de projet service civique – centre confédéral