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SNU : la Ligue de l’enseignement de Haute-Saône impliquée dans la phase de préfiguration

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La phase de préfiguration du Service national universel (SNU) concerne 13 départements. Les fédérations de la Ligue de l’enseignement qui y prennent part le font à des degrés d’implication différents, en fonction des configurations et dynamiques de chaque territoire. La Ligue de Haute-Saône en fait partie. Karine Nevers, sa directrice générale des services, explique pourquoi la fédération participe à la mise en place du dispositif.

 

Qu’est-ce qui vous a amené à vous impliquer dans la préfiguration du dispositif ?
Un dispositif qui s’adresse à des jeunes de 16 ans ne peut laisser indifférente une fédération qui travaille en direction de la jeunesse, avec ses Accueils collectifs de mineurs (ACM), ses formations, et qui est reconnue sur le plan départemental comme un acteur majeur du service civique. Même si bien des choses restent encore floues, il est question, au moins dans les intentions, d’engagement, de citoyenneté, deux mots qui figurent en bonne place dans notre projet associatif. De plus, nous revendiquons notre identité d’association complémentaire de l’école publique. Le SNU est piloté en Haute-Saône par la DASEN, ce qui légitime notre place dans cette phase expérimentale.

Comment se traduit cette implication ?
Nous participons « à tous les étages » : comité de direction, comité de pilotage. Plus concrètement, le SNU se construit en Haute-Saône avec nous et d’autres associations d’éducation populaire : recherche de tuteurs et d’encadrants, formation de ces animateurs, proposition de contenus pour le séjour. Nous apportons la touche « éducation populaire » au sein d’un collectif de travail qui mélange des cultures professionnelles a priori assez éloignées de la nôtre, notamment celle de l’armée. De par notre savoir-faire sur les accueils collectifs de mineurs, nous apportons aussi des éléments techniques que ne possèdent visiblement pas complètement les concepteurs du SNU au niveau national.

Comment imaginez-vous la participation de la Ligue, dans le futur, sur ce dispositif dans votre territoire ?
Notre participation future dépendra en grande partie de ce que fera le gouvernement de cette expérimentation. Quelle sera la place laissée aux associations, en tant que partenaires reconnus, non plus au niveau local, mais au niveau national ? Quel financement pérenne et suffisant pour le travail d’ingénierie, de pilotage (car pour l’instant nous avançons sans avoir de réponse sur ce point) ? Comment les apports, les modes d’action et les valeurs de l’éducation populaire seront-ils pris en compte dans la phase de généralisation ?

Deux autres questions nous rendent prudents pour l’avenir : le volontariat nous semble préférable à l’obligation. Qu’en sera-t-il demain ? Il faut appuyer pour que le financement du SNU ne ponctionne pas celui du service civique, dispositif d’engagement qu’il faut non seulement maintenir, mais renforcer !

Quoi qu’il en soit, c’est une réelle opportunité de développement pour la fédération, si les conditions de notre participation sont réunies. C’est donc très important de se positionner dès la phase de conception et d’avoir l’ambition de poursuivre ce partenariat en direction des jeunes.

Plus d’infos sur le SNU

 

Pour toutes questions sur le Service national universel : contactez Mickaël Huet ou Julianne Lagadec