Ambassadrices de l’Égalité : le bilan d’une première année prometteuse
Le projet
Après une première année d’expérimentation en 2024-2025, le projet Ambassadrices de l’Égalité dévoile son bilan. Ce projet est porté par la Ligue de l’enseignement et cofinancé par le SDFE (le Service des Droits des Femmes et de l’Égalité entre les femmes et les hommes au ministère chargé de l’Égalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte contre les discriminations) et la DIAN (la Direction de l’Intégration et de l’Accès à la Nationalité au ministère de l’Intérieur). Il se situe à la croisée des enjeux d’intégration des personnes étrangères primo-arrivantes1 et de promotion de l’égalité entre les femmes et les hommes.
L’originalité de ce projet repose sur une démarche de pair à pair : plusieurs femmes immigrées, anciennement primo-arrivantes, ont été formées et accompagnées par la Ligue de l’enseignement pour animer les ateliers CLEF (Cultiver L’Égalité en France) auprès de personnes primo-arrivantes, pour les sensibiliser aux questions d’égalité entre les femmes et les hommes et d’accès aux droits en France.
Les principaux résultats
En 2024-2025, le projet a été déployé dans cinq territoires pilotes : la Corrèze, la Dordogne, l’Isère, la Nièvre et la Haute-Savoie. Cette première année d’expérimentation a permis de :
- Former 25 femmes aux enjeux de l’égalité et à l’animation d’ateliers ;
- Constituer un collectif de 10 Ambassadrices de l’Égalité qui ont témoigné avoir pris confiance en elles et être montées en compétences au fur et à mesure de l’année ;
- Monter et animer 38 ateliers CLEF, soit un seul et même déroulé de 3h déployé dans les cinq départements, pour aborder les thématiques clés portées par le Gouvernement ;
- Nouer un partenariat avec l’OFII (l’Office français de l’immigration et de l’intégration), avec l’organisation de 7 ateliers CLEF dans le cadre de la formation civique du Contrat d’intégration républicaine2.
- Sensibiliser plus de 350 personnes primo-arrivantes pour favoriser leur accès aux droits, dont 92% qui ont déclaré avoir « Adoré » ou « Bien aimé » l’atelier.
Les retours recueillis soulignent l’intérêt de cette approche participative, fondée sur les méthodes de l’éducation populaire, l’échange d’expériences et la transmission de pair à pair.
Et la suite ?
En octobre 2025, après une année à déployer ce projet expérimental, toutes les contributrices du projet ont été conviées au séminaire national de lancement de la 5ᵉ édition de la Semaine de l’intégration des étrangers primo-arrivants, organisée par la direction générale des étrangers en France (DGEF) du ministère de l’Intérieur. Elles ont pu y présenter le travail accompli et ainsi clôturer ensemble cette année de travail intense. À cette occasion, le renouvellement du projet a été annoncé, avec un déploiement en 2026, sur quatre nouveaux territoires : les Bouches-du-Rhône, la Haute-Garonne, la Loire-Atlantique et la Seine-Saint-Denis.
Téléchargez le bilan !
Pour découvrir les résultats détaillés du projet en 2025, les témoignages, les enseignements tirés de cette première année et les perspectives pour 2026, deux formats sont désormais disponibles :
- Le bilan complet, qui revient en détail sur la conception, le déploiement et les effets du projet ;
- La version synthétique, qui présente les principaux chiffres-clés et enseignements en quelques pages.
Bonne lecture !
Pour plus d’informations :
- Laurane VILLIÈS, coordinatrice du projet Ambassadrice de l’Égalité au centre confédéral de la Ligue de l’enseignement : lvillies@laligue.org
- Fatima AKKACHA, responsable du Pôle Éducation au centre confédéral de la Ligue de l’enseignement : fakkacha@laligue.org
[1] On désigne « primo-arrivante » toute personne étrangère ressortissante d’un pays tiers de l’Union européenne, qui dispose pour la première fois d’un titre de séjour en France, depuis moins de cinq ans, et qui souhaite s’y installer durablement. De fait, ne sont pas considéré·es comme primo-arrivant·es, les étudiant·es étranger·es, les visiteurs et visiteuses, les saisonnier·ères, les demandeurs et demandeuses d’asile (demande en cours), les étranger·ères en situation irrégulière et les étranger·ères ressortissant·es de pays membres de l’Union européenne.
[2] Le Contrat d’intégration républicaine (CIR) est conclu entre l’État français et toute personne étrangère primo-arrivante. Il vise à favoriser leur intégration et à leur permettre d’acquérir un premier socle de connaissances linguistiques et civiques, ainsi que les pratiques indispensables à leur accession à l’autonomie. Le ou la signataire s’engage à suivre un parcours d’intégration, qui débute avec les services de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII). D’une part, une formation civique d’une durée de quatre jours, obligatoire. D’autre part, une formation linguistique pouvant aller jusqu’à 600h et visant l’acquisition d’un niveau minimal de français. L’objectif du CIR est de favoriser l’intégration en France en développant l’accès aux droits et le partage des valeurs de la République.
article posté le : 03/07/2026